Les frais de
notaire coûtent cher !!!
Cette idée la plus
répandue est fausse car on oublie trop souvent que le Notaire à l'occasion des
actes qu'il reçoit, joue pour l'Etat, le rôle d'un collecteur d'impôts.
Percepteur pour le
compte de l'Etat, le Notaire ne garde pour lui qu'un pourcentage de ce que vous
lui payez réellement.
En effet ce que l'on
regroupe sous la dénomination "Frais de Notaire", comprend en fait :
-
DROITS ET
TAXES PERCUS POUR LE COMPTE DE L'ETAT
Il s'agit des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité
foncière et des taxes annexes, de la TVA, ainsi que les droits de timbre.
-
HONORAIRES DU NOTAIRE
Ils se composent d'émoluments tarifés par les pouvoirs publics
selon les actes et les formalités que le Notaire accomplit. Le Notaire peut
également demander au client des honoraires pour ses prestations qui ne
sont pas prévues par le tarif ou qui correspondent à un travail
complémentaire dûment justifié. Dans ce dernier cas, le client doit
accepter par écrit cette rémunération non prévue par le tarif.
-
FRAIS ET DEBOURS
Ce sont toutes les dépenses que le Notaire avance pour vous et que
vous devez lui rembourser (salaire du Conservateur des hypothèques, coût
des extraits cadastraux, etc...
Le
cas d'une acquisition immobilière
Bien entendu, c'est le type d'opération le plus répandu et qui suscite le plus
d'interrogations sur son coût réel.
Pour une telle opération il convient de prendre en compte les trois postes de
frais ci-dessus mentionnés.
Mais en fonction des modalités propres à l'acquisition, d'autres frais peuvent
être engagés :
-
Frais de
prêt.
Il s'agit des frais engendrés par l'acte constatant le prêt
bancaire assorti de la prise des garanties hypothécaires ou autres,
exigées par l'établissement prêteur. Trop souvent un manque d'information
conduit l'acquéreur emprunteur à confondre ces frais avec les frais de
dossier qui sont perçus par la Banque et qui sont généralement prélevés
avec le montant de la première échéance.
Ces frais englobent, tout comme pour l'acquisition proprement dite, les
droits ou taxes perçus pour l'Etat (dont certains types de prêts sont
d'ailleurs exonérés), ainsi que la rémunération du Notaire qui assure la
prise des garanties exigées, et ce sous sa responsabilité.
-
Négociation
Elle peut être le fait d'un agent immobilier qui perçoit alors une
commission généralement due par l'acquéreur, et qui n'est pas prise en
compte pour le calcul des droits, taxes et émoluments.
Versement des
frais de Notaire
Dans tous les cas, même si
l'acte relève du tarif des Notaires, les frais doivent être intégralement
versés le jour de la signature de l'acte authentique
Mais les frais
réels ne seront connus au franc près, qu'après accomplissement de toutes les
formalités postérieures à la signature de l'acte authentique et notamment, le
cas échéant, sa publication au bureau des hypothèques compétent.
C'est pourquoi, le
Notaire vous demande toujours à la signature de l'acte authentique, une provision
sur frais, qui sera bien sûr très proche des frais réels, qui eux ne
seront connus que parfois quelques mois après la vente. Dans tous les cas, à
la fin de l'accomplissement de toutes les formalités afférentes à l'acte
signé, le Notaire vous fait parvenir un détail précis des frais réellement
engagés, et, le cas échéant, vous adresse le reliquat des frais versés en
sus.